RUSSIE

 

(Séjour du 02 Mai au 13 Mai 2013)

 

 

 

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SAINT-PETERSBOURG et MOSCOU

 

Ce n’est pas un hasard si du temps des tsars, le monarque portait le titre de « souverain de toutes les Russies ».

La Russie est vraiment le pays des extrêmes et de la diversité.

Moscou et Saint-Pétersbourg sont deux villes que tout oppose.

Moscou, ce sont des clichés à n’en plus finir, de l’histoire à revendre, des avenues gigantesques bordées  d’immeubles staliniens, des  écrivains  et des artistes  dont  on visite  les  maisons, des bulbes coiffant les églises, une place Rouge célèbre dans le monde entier, le Kremlin... Moscou n’en finit plus de recueillir tous les fantasmes occidentaux. Mais l’Empire soviétique a fondu, et un capitalisme des plus sauvage a pointé son museau.

 Aujourd’hui, à la sortie du métro, les babouchkas boudent ce nouvel univers dont elles sont les victimes, condamnant une jeunesse  dorée  qui ne pense qu’à rattraper le temps perdu... Les hôtels de luxe poussent comme des champignons, les restos de toutes origines rivalisent d’originalité ou de kitsch, et  les bars et boîtes, la  plupart  ouverts 24h/24, sont de vrais  défilés  de  mode où les jeunes filles russes affichent leur glamour. Mais fatiguée de ce bling-bling tapageur, une nouvelle génération prend la relève. Connectée partout  à Internet, elle voyage, parle l’anglais, n’a souvent pas vécu les années soviétiques et regarde enfin l'avenir dans son pays.

Qu’y a-t-il de russe dans Saint-Pétersbourg, bâtie par des ingénieurs allemands, dessinée par  des architectes italiens, influencée par la Hollande, où l’on parla la langue de Voltaire à la Cour ? Pas grand-chose. Projection  urbaine  de  ses  fantasmes  et  de  ses passions, Saint-Pétersbourg fut créée par Pierre  le  Grand  comme  une échappée au carcan russe. Le tsar n’avait qu’une idée en tête : s’éloigner de l’âme et des coutumes russes, pour  ouvrir  une  fenêtre  sur  l’Europe. On est  au  cœur de la  volonté inébranlable d’un homme : sa passion de l’eau s’incarne par la Neva et les canaux, sa  phobie  de  Moscou  et  de  la  rusticité  de  la  Russie  de  l’intérieur  se  traduit par un désir frénétique de se rapprocher de la culture occidentale. Ainsi s’érigea Saint-Pétersbourg, figure de proue de tout un empire, toute la Russie.

Partez donc à la découverte de ce passé de la Russie qui ne veut pas mourir, de cette âme russe qui refuse de se diluer trop vite  dans  le  mode de vie occidental…